Renoncule Hanoï 2
L’hypothèse d’elena est la suivante. Un groupe d’acheteurs mandaté par les exploitants des hôtels cinq étoiles rafle les fleurs de valeur, avant même qu’elles atteignent (ou ré-atteignent) le sol français, enlevées brutalement sur le marché au cadran d’Aalsmeer. Etre artisan fleuriste, c’est lutter contre une pénurie organisée, c’est doubler le cartel des palaces, les transactions masquées de décorateurs obscurs, de la grande conspiration florale. Toute ressemblance avec les propos d’André Navellou, qui nous exposait d’un air affable, la semaine dernière, le mystère de la disparition des belles fleurs sur le marché parisien, ne saurait être que fortuite. Pourtant il y a ce ça. En dépit de cet état de crise, la boutique d’André Navellou déborde de spécimens aux tons clairs – des roses, des pastel, des parme - que la mafia du luxe lui envie.
« Vous vous rendez Rungis, les fleurs sont là mais celles que vous avez envie d’acheter sont rares, et bien souvent extrêmement chères. Et puis vous passez au Georges V et les salons sont pleins à craquer d’orchidées Vanda, précisément la fleur qui était introuvable la veille. »
Provenance : Du Var, elle se cultive surtout dans le midi.
Achat : Par bottes de dix.
Préparation : Enlever le feuillage et couper les tiges en biseau avec un couteau sans scie, changer l’eau tous les deux jours.
Longévité : Huit à dix jours.
Couleur : Blanc cassée tirant sur le rose pâle.
Parfum : Non.
Famille : Renonculacée. La Hanoï est une variété relativement nouvelle.
André Navellou / 49, rue Condorcet / 75009 Paris / 01 48 78 78 90